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mardi 07 décembre 2010

France panneaux solaires dispose de plusieurs agences en France. Elle accentue principalement son développement en Bretagne et Pays-de-Loire, en confiant les installations à ses équipes.
Les conditions climatiques de ces dernières semaines contrarient les chantiers des installateurs, mais ne font pas chuter un marché en plein boum.
Dossier
Pluie. Neige. Pas une météo rêvée pour installer des panneaux photovoltaïques sur le toit ! Paradoxalement, France panneaux solaires est en plein rush. La société vannetaise, implantée à Kerlann, s'emploie à honorer ses chantiers signés d'ici le 31 décembre.
« Il faut que l'installation soit posée et réglée par le client pour que les dossiers bénéficient du crédit d'impôts de 50 %, précise Franck Chevrel, patron de cette florissante PME, créée en 2006 avec son épouse Nathalie. Au 1er janvier, le crédit passe de 8 000 € à 4 000 € ».
Ce changement de cap du gouvernement n'a visiblement pas mis à mal un marché toujours prometteur. « Le crédit était surdimensionné, analyse Franck Chevrel. Le coût du matériel baisse. Cette diminution devrait être compensée par l'affaiblissement du crédit. »
Non seulement, le placement reste financièrement avantageux et incitatif (lire ci-dessous), mais il est fait pour ça. « L'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie, même l'Angleterre font bien mieux que nous. Le Grenelle de l'environnement a fixé à 5 400
megawatt
l'électricité d'origine photovoltaïque d'ici à 2020. On n'atteint à peine 800 Megawatt installés », observe le chef d'entreprise.
30 embauches d'ici à la fin de l'année
Du coup, FPS affiche une mine aux UV. Les quatre salariés au démarrage en 2006 sont devenus 160. La société prévoit 30 embauches de commerciaux d'ici la fin de l'année et affiche des besoins en couvreurs, parfois insatisfaits, faute de candidats...
Ce démarrage en trombe pourrait relever du trompe l'oeil dans un secteur tout neuf. Frank Chevrel se défend de faire un coup. « Sur ce marché, on peut faire signer des contrats et des contrats, s'en mettre plein les poches et disparaître pour malfaçons, tromperies sur la marchandise. Plusieurs sociétés ont été liquidées. Mais l'offre de service va se professionnaliser et s'apurer. L'énergie solaire va rester. On compte bien grandir avec. »
Quatrième entreprise nationale du secteur, FPS voit plus loin que le panneau solaire photovoltaïque. Elle travaille à élargir son offre de prestations. Son service recherche et développement s'est rapproché de l'université Bretagne sud, d'Oseo développement et de la chambre de commerce pour mettre au point et commercialiser un nouveau type de panneaux solaires thermiques.
« On l'a appelé le FPS one. Il s'agit de panneaux à fluide calorigène. Ils ne produisent pas d'électricité, mais 20 m2 sur le toit permettent de satisfaire de 80 % à 94 % des besoins d'un chauffage central classique. Notre système alimente des radiateurs haute température. Avec ce produit, on vise le marché de la rénovation. » Chez FPS, on croit à la révolution solaire.
Denis RIOU.
Plus d'informations dans le journal Ouest-France
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